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Pourquoi votre enfant fait toujours les mêmes fautes d'orthographe en anglais|Comment les corriger

Publié le 11 June 2026

« On a révisé ce mot cinq fois cette semaine… et il le remet encore mal ! »

C’est l’une des frustrations les plus courantes chez les parents qui aident leur enfant avec l’orthographe anglaise. Un mot travaillé en long et en large, corrigé à plusieurs reprises, qui réapparaît pourtant avec la même erreur lors du contrôle suivant. Ce n’est pas de la négligence ni un manque de volonté. Dans la grande majorité des cas, le problème vient de la façon dont on s’entraîne, pas de la quantité.

Les erreurs persistantes en orthographe ont des causes précises, et une fois qu’on les comprend, les solutions deviennent évidentes.


Pourquoi certains mots continuent de mal s’écrire

Copier n’est pas la même chose que mémoriser

C’est la cause la plus fréquente. Quand un enfant révise en copiant un mot tout en le regardant, il fait un exercice de coordination œil-main, pas un exercice de mémoire. La copie avec le modèle sous les yeux ne crée pas de souvenir durable. Au moment où on cache le mot, la trace mémorielle s’efface avec lui.

Pour que l’orthographe d’un mot s’inscrive vraiment dans la mémoire à long terme, le cerveau a besoin de faire l’effort de le récupérer : l’écrire sans voir le modèle, même si cela implique de se tromper. L’erreur suivie de la correction grave le bon orthographe bien plus efficacement que dix copies parfaites réalisées en regardant la réponse.

Les mots similaires se brouillent mutuellement

Si votre enfant révise their et there dans la même séance, ces deux mots entrent en compétition dans sa mémoire. Au moment de l’examen, l’un brouille le rappel de l’autre. Le même phénomène se produit avec quite/quiet, lose/loose, affect/effect, ou les homophones comme hear/here et bear/bare.

Les mots qui se ressemblent ne devraient jamais être travaillés séparément. Il faut les apprendre ensemble, en soulignant explicitement ce qui les distingue, avec une phrase-ancre qui lie chacun à son sens.

L’anglais ne s’écrit pas comme il se prononce

Les enfants francophones arrivent d’une langue où l’orthographe est relativement prévisible. En français, on écrit à peu près ce qu’on entend — à quelques exceptions près. En anglais, cette logique ne fonctionne pas. Wednesday se prononce « Wensday » mais s’écrit avec un d muet. Knight commence par un k silencieux. Friend contient un i que personne ne prononce.

Si un enfant essaie de déduire l’orthographe anglaise à partir de la prononciation, il commettra ces erreurs indéfiniment. Les mots irréguliers doivent être mémorisés comme un tout, sans tenter d’y appliquer une logique phonétique.

La pratique concentrée en une seule séance s’évapore vite

Travailler un mot dix fois le même soir crée un effet de familiarité à court terme : sur le moment, on le reconnaît. Mais ce souvenir s’efface rapidement. Ce qui consolide vraiment un mot dans la mémoire à long terme, c’est de le revoir à plusieurs moments différents, avec du temps entre les séances.

C’est le principe de la répétition espacée, l’un des acquis les plus solides des sciences cognitives. Un mot vu aujourd’hui, revu dans trois jours, de nouveau une semaine plus tard et confirmé au bout d’un mois : c’est un mot définitivement appris.

Savoir écrire un mot seul ne garantit pas de l’écrire juste dans un texte

Certains enfants épellent because sans difficulté quand on leur pose la question directement, mais l’écrivent mal dans une rédaction, quand leur attention est partagée entre la grammaire, le contenu et le vocabulaire.

Écrire correctement sous charge cognitive — lorsque le cerveau fait plusieurs choses à la fois — est une compétence distincte de l’écriture correcte en isolation. Pour la développer, il faut aussi s’entraîner en contexte : à travers des dictées de phrases et de courts paragraphes, pas seulement des mots isolés.


Ce qui fonctionne vraiment pour éliminer les erreurs persistantes

La méthode Regarde-Cache-Écris-Vérifie, bien appliquée

Beaucoup de familles connaissent cette méthode, mais la pratiquent à moitié. La séquence complète est :

  1. Regarde le mot pendant 10 à 15 secondes. Pas juste un coup d’œil : observe l’ordre des lettres, les groupes, les parties difficiles.
  2. Cache le mot entièrement. Aucune lettre ne doit rester visible.
  3. Écris le mot de mémoire. Sans regarder, même en cas de doute.
  4. Vérifie avec l’original. Si c’est juste, passe au suivant. Sinon, note exactement où l’erreur s’est produite.
  5. Répète le cycle deux fois de plus avec ce même mot avant de continuer.

L’étape qui fait toute la différence est la troisième. Écrire sans voir : c’est l’acte de récupération active qui crée la mémoire durable.

Identifiez précisément où le mot bute

Plutôt que de traiter necessary comme « un mot difficile », soyez précis. Votre enfant écrit-il nessecary ? Necesary ? Necessery ? Chaque type d’erreur pointe vers un problème différent. Savoir exactement où l’erreur se produit permet de concentrer l’attention au bon endroit.

Créez une liste des « mots coriaces »

Tenez un registre séparé des mots que votre enfant continue d’écrire mal, en dehors de la liste habituelle. Ces mots nécessitent davantage de répétitions au total et des intervalles plus longs entre les révisions. Un mot écrit correctement hier peut avoir disparu jeudi prochain : remettez-le à l’épreuve.

Travaillez les mots confusables toujours en paires

Pour their/there, your/you’re, lose/loose : ne travaillez jamais l’un sans l’autre. Utilisez une phrase d’ancrage qui distingue le sens de chacun. « Their — c’est à eux, tHEIR contient HE ». L’ancrage n’a pas besoin d’être élaboré — il a juste besoin de fonctionner pour votre enfant.

Ajoutez une pratique en contexte pour les mots qui lâchent sous pression

Pour les mots que votre enfant écrit correctement isolément mais mal dans une rédaction : pratiquez la dictée de phrases courtes contenant ces mots. Cela reproduit les conditions réelles dans lesquelles les erreurs se produisent.


Combien de répétitions faut-il pour un mot vraiment difficile ?

Les sciences cognitives offrent un cadre utile. Un mot qui continue de poser problème nécessite :

  • Plus de tentatives de récupération (pas d’expositions — d’écritures de mémoire)
  • Des intervalles plus longs entre les tentatives (répétition espacée)
  • Une pratique dans des contextes variés (isolé, en phrase, dans un paragraphe)

Pour un mot vraiment coriace, prévoyez 15 à 20 écritures correctes réparties sur 3 à 4 semaines, avec les dernières tentatives séparées d’au moins 5 à 7 jours. Un mot récupéré correctement après une semaine sans l’avoir vu est bien plus solidement ancré qu’un mot écrit correctement dix fois de suite.

SpellEasy automatise ce processus : l’application suit automatiquement les mots difficiles de votre enfant et les programme pour révision au moment optimal, sans que vous ayez à tenir de registre manuel.


Questions fréquentes

Mon enfant a bien révisé toute la semaine et a eu une bonne note, mais deux semaines plus tard il remet le même mot mal. Pourquoi ?

C’est tout à fait normal. La pratique intensive sur une semaine crée un souvenir assez solide pour le contrôle du vendredi, mais pas assez profond pour survivre deux semaines, une nouvelle séquence et la charge cognitive d’une rédaction. La solution, c’est une pratique espacée sur une période plus longue, pas une semaine de révision supplémentaire.

Ça sert à quelque chose de faire écrire un mot dix fois de suite ?

Non, et cela peut même renforcer l’erreur. Écrire de façon répétitive en une seule séance construit une mémoire à court terme, pas à long terme. Si votre enfant copie en regardant la réponse pendant qu’il écrit, c’est encore moins efficace. Une tentative de mémoire aujourd’hui, une autre demain, une autre la semaine prochaine : c’est bien plus puissant que dix répétitions maintenant.

Dois-je corriger toutes les fautes d’orthographe dans les rédactions libres de mon enfant ?

Pas nécessairement. Corriger chaque erreur dans l’écriture créative peut pousser les enfants à éviter le vocabulaire ambitieux par peur de se tromper. Une approche utile : ne corrigez que les mots qui figurent sur sa liste de pratique du moment. Pour le reste, laissez l’apprentissage se faire progressivement par la pratique ciblée.

Mon enfant dit qu’il sait écrire le mot mais qu’il l’oublie sous le stress de l’examen. Est-ce de la négligence ?

Probablement pas. Ce qui ressemble à de la négligence est souvent une automatisation incomplète : le mot est appris suffisamment pour sortir juste quand on y fait directement attention, mais pas suffisamment pour sortir juste en automatique quand l’attention est partagée. La solution est la même : davantage de pratique de récupération espacée, jusqu’à ce que l’écriture soit vraiment automatique.

Les moyens mnémotechniques aident-ils avec les erreurs persistantes ?

Cela dépend de l’enfant. Pour les enfants qui aiment les jeux de mots, ils peuvent être très efficaces. Necessary → « une Chemise (C) et deux Chaussettes (SS) = neceSSary ». Mais si votre enfant les trouve confus ou difficiles à retenir, ne les imposez pas. La régularité avec Regarde-Cache-Écris-Vérifie est plus fiable que n’importe quel truc mnémotechnique.


Les erreurs d’orthographe qui se répètent ne sont pas un problème d’attitude ni d’intelligence. Ce sont des problèmes de méthode. Passer de la copie-en-regardant à l’écriture-de-mémoire, espacer les répétitions et tenir une liste des mots coriaces : ces trois changements transforment les résultats plus vite qu’on ne l’imagine.

Pour gérer automatiquement les mots difficiles, SpellEasy enregistre exactement les mots qui posent problème à votre enfant et les programme pour révision à l’intervalle optimal. Téléchargez-le gratuitement sur l’App Store.